Tout sur la Ligne Caen-le Mans-Tours

étude de l'axe Caen-Tours
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Historique du chemin de fer en France

Aller en bas 
AuteurMessage
panthersky
Admin


Nombre de messages : 357
Age : 33
Localisation : Arnage
Date d'inscription : 14/12/2006

MessageSujet: Historique du chemin de fer en France   Jeu 1 Mar - 21:53

Un article qui je pense à sa place ici.
Le rail et la France




La Première ligne ferroviaire française fut mise en service en 1827 reliant Saint Etienne à Andrézieux pour le transport du charbon, avec une traction animale. Puis la ligne fut prolongée jusqu’à Lyon de 1830 à 1833 où circulaient les toutes premières locomotives à vapeur et, dès 1831 des voyageurs dans des wagons à charbon. Il faudra attendre 1832 pour apercevoir les premières voitures voyageurs (en bois). En 1834 Roanne fût relié à Andrézieux.

Le 26 août 1837, le premier train de voyageurs quitte paris pour le Pecq. Puis les premières lignes importantes font progressivement leur apparition comme : Strasbourg Bâle en 1841, Paris Orléans et paris Rouen en 1843 ; Paris Lille en 1846.



L’état attribue des concessions (permis de construire et d’exploitation) aux compagnies privées qui sont le PO (Paris Orléans), l’Ouest, l’Etat, le Nord, le PLM (Paris Lyon Marseille),le Midi, qui finance la construction des lignes et infrastructure et supportent les risques financiers liés à leur exploitation. L’état exerçait également une surveillance des tarifs ferroviaires.

Sous le second empire le réseaux ferré français passe de 3000 Km à 17 430 km. Ainsi toutes les grandes lignes sont terminées et toutes les grandes villes relient paris et ce dès 1870. Cet essor contribue pour beaucoup au développement économique et industriel de la France.

Le réseau se développe très rapidement et atteint soit 39 400 Km de voie ferré en 1914, rachat et reprises de lignes se succédèrent à cause de multiples difficultés financière des différentes compagnies privées et l’état fût amené à intervenir dans la gestion des chemins de fer.



Les efforts de rétablissement commencent à porter leurs fruits et le redressement financier s’amorce à l’approche du premier conflit mondial. En 1920 tous les réseaux sont déficitaires et de plus il faut reconstruire, alors qu’ils doivent faire face à un nouveau concurrent le transport routier de voyageurs (autocar).

Puis la crise de 1929 n’arrange rien et l’état décide de nationaliser les chemins de fer : la convention du 31 août 1937 créé pour une durée de 45 ans à partir du 1 janvier 1938, une société nationale des chemins de fer français. La S.N.C.F. avec 3 idées directrices :



- Fusionner tous les divers réseaux en un réseau unique

- Placer ce réseau sous la responsabilité de l’état

[color:4cf0=white:4cf0]- Faire en sorte que ce réseau parvienne à équilibrer recettes et dépenses.
[/center]
La SNCF




Fondée le 1er janvier 1938 c’est une société anonyme d’économie mixte dont l’état possède 51% du capital et les 49% restant appartiennent aux actionnaires des anciennes compagnies. Pour l’exploitation du réseau ferré, la SNCF est soumise à des obligations qui fixent son obligation de service public et les modalités de son fonctionnement. Ces textes ont été conçus pour résoudre les difficultés financières des chemins de fer.



Mais survient la seconde guerre mondiale. Après signature de l’armistice en 1940 la SNCF est réquisitionné et comme tous les services publics sont mis à disposition des autorités allemandes en vigueur de l’article 13 de la convention d’armistice.



Suite à la fin du conflit sur une majeure partie du territoire français en 1944 la SNCF doit tout d’abord reconstruire : voie ferré, ouvrage d’art, gare de triage, dépôt, atelier, gare… Mais également racheter du matériel, gravement touché. Ainsi, puisque toutes les entreprises de construction ferroviaire étant inapte la SNCF passa commande de 1340 unités de locomotives Mikado de type 141R, dont 719 unités charbon et 604 unités fuel. La mise en service de cette série séffectua entre 1946 et 1948. La SNCF a également put compté sur les prises de guerre de locomotive allemande et de locomotive américaines tel les 030T racheter à petit prix après le conflit. Elle doit dans le même temps, affronter la concurrence croissante des autres modes de transports tel que la route, l’aviation civile et les oléoducs disposant de plus amples libertés commerciales et techniques que la sienne.



Dans ce contexte difficile l’entreprise parvient à renforcer la qualité du service grâce notamment à une succession de performances techniques qui la propulsent à l’avant-garde du progrès ferroviaire : emploie en 1950 le courant alternatif 20 000Volts, puis porté à 25 000Volts ; en mars 1955 premiers record de vitesses mondial détenus par la BB 9004 et la CC 7107 atteignant la vitesse de 331 Km/h chacune sur la plus longue ligne droite de France pour l’époque étant situé dans les landes (40Km). Ce record vaut à la France un prestige dont les industries ferroviaires françaises bénéficient pour développer leurs exportations. Ainsi la 9004 alors n’étant q’un prototype donna lieu à une série de type BB 9200 de type Jacquemin commandé à partir de 1957. (Ces machines roulent toujours dont la 9274 à dépassé les 10 000 000 km)



Les années 70



Le 27 janvier 1971 l’état décida de remanier la convention de 1937 due à la concurrence de plus en plus grande. L’objectif est de mettre l’entreprise sur un pied d’égalité avec les autres transporteurs. La SNCF devient responsable de son équilibre budgétaire. L’état ne verse plus à l’entreprise que des contributions à certaines charges spécifiques : charges social et charge service publique.



Suite à la concurrence farouche La SNCF s’engage dans une politique de train à grande vitesse pour concurrencer l’avion. Ainsi la SNCF propose la formule par turbine à gaz d’abord utilisé sur prototype TGS (turbine à gaz spéciale) et sur ETG (élément à turbine à gaz). Puis une fois cette technologie acquise la SNCF commanda les RTG (rame à turbine à gaz) frisant les 200 Km/h. Comprenant l’atout de cette nouvelle propulsion la SNCF développe le programme TGV qui atteint les 318 Km/h. Mais le premier choc pétrolier met un terme au développement de la turbine à gaz pour le TGV et devient une automotrice qui établira un nouveau record de vitesse à 380 Km/h le 26 février 1981. La même année à partir de septembre, la SNCF décide de porter la vitesse du TGV à 260 Km/h, puis à 270 Km/h.







Le 31 décembre 1982, la convention de 1937 arrive à expiration. Ainsi l’ensemble de la SNCF revient à l’état, la dotant d’un nouveau statut, celui d’EPIC (établissement public industriel et commercial. Dans ce cadre juridique nouveau, la SNCF attache à mettre son avance technologique au service de la collectivité. La SNCF se met à nouveau en valeur par 2 nouveaux record de vitesse sur rail : 482.4 Km/h le 5 décembre 1989, puis 515.3 Km/h le 18 mai 1990 sur la ligne TGV A. Ainsi la SNCF porte la vitesse commerciale, de ses TGV à la vitesse de 300 Km/h et bientôt à 320 avec la future LGV Est.



De nombreux services nouveaux sont développé et offert à la clientèle :



§ TGV Atlantique courant septembre 1989 (Paris le Mans et Paris Tours)



§ TGV Nord Europe ouverture de la ligne en juin 1993



§ L’Eurostar reliant Paris à Londres en 3 heures et passant par le tunnel sous la manche ouvert le 14 novembre 1994.



§ Thalys reliant Paris à Amsterdam via Bruxelles, à partir de juin 1996.



§ Modernisation des trains express régionaux TER pour facilité les échanges intra et inter Régionaux.



La SNCF met en principe sa double vocation de service public contribuant ainsi à l’aménagement du territoire et d’entreprise commerciale soumis à la concurrence.



Hélas, le bilan financier n’est pas à la hauteur de sont succès et de c’est ambitions. Notamment du fait d’un très lourd endettement lié aux investissements nécessaires pour le développement et la modernisation de son réseau et de son parc.



Pour y remédier, la loi du 13 Février 1997 a pour but de résoudre aux difficultés structurelles et de répondre aux impératifs de la construction Européen et ainsi donner à la SNCF une capacité d’entreprendre. RFF (réseau ferré de France) est née. Cette nouvelle société à caractère industrielle et commercial comme la SNCF, devient propriétaire du réseau national et reprend la dette de la SNCF.



La SNCF assure désormais 2 missions en étant d’un coté transporteur et exploitant du réseau ferré. Ainsi pour transporter la SNCF paye des péages à RFF, pour la gestion et l’entretien des infrastructures.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ligne-lemans-tours.easyforumpro.com
 
Historique du chemin de fer en France
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chemin de St Jacques de Compostelle en trottinette 1ère partie
» [titre modifié] Obstacle dangereux en travers d'un chemin interdit : 1 mort
» (Transbord) Historique des transports Urbains…
» Logo des FAR + Historique
» PV par l'ONF

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tout sur la Ligne Caen-le Mans-Tours :: Historique de la ligne-
Sauter vers: